Président Oustric: Pour réussir la refonte de notre système de santé, une condition s’impose : le médecin doit être responsable de la coordination des soins.
Nous, médecins, ne pouvons accepter que notre rôle soit progressivement dilué, voire contourné, dans l’organisation des soins actuelle et à venir.
Ce gain en autonomie ne doit pas être synonyme d’indépendance. Ces évolutions n’ont de sens que si elles s’inscrivent dans une équipe de soins coordonnée par le médecin, en ville comme à l’hôpital, au service d’un parcours de santé lisible, cohérent et sécurisé. Et surtout, elles ne doivent jamais laisser imaginer un seul instant l’effacement du médecin.
Cette exigence est le fil rouge de notre action. Elle nous guidera plus que jamais à la rentrée, alors que l’actualité s’annonce particulièrement chargée. L’Ordre est là, et le sera, pour défendre les conditions d’un exercice médical de qualité, en toute sécurité, au service des patients.
« Moderniser l’Ordre, ce n’est pas le renier, c’est le rendre transparent et exemplaire. »
Il faut garantir la pérennité de nos exercices, affirmer notre indépendance et porter, avec exigence, la voix des médecins à nouveau respectés, dans l’intérêt des patients.